Actualité
Virus Shamonda-like : un nouvel Orthobunyavirus identifié chez les bovins en Europe

Date de mise à jour : 21/08/2026

Fièvre, diarrhée, baisse brutale de la production laitière : depuis juillet 2026, un nouvel Orthobunyavirus est identifié chez les bovins en Europe. Proche du virus Shamonda et apparenté au virus de Schmallenberg, cet agent a été identifié pour la première fois sur le continent à l’occasion de foyers apparus en Suisse, en France et en Allemagne. La situation évolue rapidement et les connaissances sur ce virus restent encore partielles.

Un virus proche de Schmallenberg

Le virus Shamonda-like appartient au genre Orthobunyavirus, au sein du sérogroupe Simbu. Ce groupe comprend également d’autres virus, notamment le virus de Schmallenberg (SBV), et le virus Akabane. Le virus Shamonda est connu depuis les années 1960 ; il avait notamment été détecté au Nigeria, puis ponctuellement dans différentes régions d’Afrique et au Japon. Jusqu’en 2026, il n’était toutefois pas considéré comme installé en Europe. Le virus détecté en Europe en juillet dernier est très proche génétiquement du virus Shamonda, mais il présente certaines différences avec les souches identifiées auparavant en Afrique et en Asie. C’est pourquoi les autorités et les scientifiques parlent de « Shamonda-like », de virus « de type Shamonda » plutôt que de considérer d’emblée qu’il s’agit exactement d’une souche connue de Shamonda.

Une émergence européenne très récente

Les premiers épisodes actuellement documentés sont apparus en juillet 2026. La Suisse a été le premier pays à signaler des cas inhabituels chez des bovins. Des épisodes comparables ont ensuite été identifiés en France et dans le sud de l’Allemagne. En France, les premiers foyers ont notamment concerné des élevages laitiers du Doubs, du Jura, de l’Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie. L’origine et la date exacte de l’introduction du virus en Europe ne sont pas encore connues ; les investigations épidémiologiques et génomiques se poursuivent. Au 17/08/2026, des foyers ont été identifiés dans 13 départements français : Ain, Ardennes, Calvados, Cantal, Côte d’Or, Doubs, Jura, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Savoie, Haute-Savoie.

Comment le virus se transmet-il ?

Comme les virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO), de la maladie hémorragique épizootique (MHE) et de Schmallenberg, le virus Shamonda-like est principalement transmis par des moucherons piqueurs du genre Culicoides. Lorsqu’un culicoide pique un animal infecté, il peut héberger le virus puis le transmettre lors d’une piqûre ultérieure. La transmission est donc intimement liée à la présence et à l’activité de ces insectes. Il n’existe actuellement pas d’élément indiquant la possibilité d’une transmission directe de bovin à bovin. Une transmission verticale de la mère au fœtus est en revanche à craindre compte tenu de ce que l’on connaît des virus apparentés du sérogroupe Simbu.

Quels sont les signes chez les bovins ?

Chez les bovins adultes, l’infection semble généralement provoquer un syndrome aigu et transitoire. Les signes actuellement rapportés comprennent principalement :

  • Une fièvre, généralement de courte durée, accompagnée d’abattement ou une baisse d’activité ;
  • De la diarrhée, parfois importante ;
  • Une diminution parfois brutale de la production laitière.

La maladie peut toucher une proportion importante des animaux d’un troupeau sur une période relativement courte. Dans certains élevages laitiers, la baisse de production peut être économiquement significative, même si l’état général des animaux revient ensuite rapidement à la normale. L’émergence très récente de la maladie impose cependant une certaine réserve quant à la description de son impact réel à long terme.

Les virus du sérogroupe Simbu, et notamment le virus de Schmallenberg, peuvent franchir le placenta et provoquer, lorsqu’une femelle est infectée en cours de gestation, des avortements ou des malformations congénitales. Pour le Shamonda-like européen, l’importance réelle de ce risque n’est pas encore connue. C’est probablement l’un des principaux points de vigilance pour les mois à venir.

En cas de suspicion, contactez votre vétérinaire.

Comment confirmer une suspicion d’infection ?

Les signes cliniques observés sont trop peu spécifiques pour poser un diagnostic de certitude. La confirmation repose sur la détection en laboratoire du génome viral par RT-PCR en temps réel. Le Lidal propose actuellement cette PCR, en analyse individuelle.

Chez un bovin présentant des signes aigus, le sang constitue actuellement un prélèvement pertinent pour rechercher le génome viral pendant la phase de virémie. Cette période étant vraisemblablement courte, un prélèvement tardif peut être négatif alors que l’animal a réellement été infecté. En cas d’avortement ou de malformation congénitale, l’analyse peut être effectuée sur organes de fœtus (encéphale, rate, foie), cotylédons, ou sur écouvillon cervical.

Notre équipe du service Santé Animale se tient à votre disposition pour répondre à toute question relative au diagnostic de la maladie.

Comment se protéger du virus ?

Il n’existe actuellement pas de vaccin disponible spécifiquement contre le Shamonda-like. La prévention repose donc principalement sur la réduction de l’exposition aux culicoides et sur la détection précoce des épisodes.

Faut-il craindre une maladie pour l’homme ?

À ce jour, aucun élément ne démontre que le Shamonda-like présente un risque zoonotique. Les virus du sérogroupe Simbu connus pour affecter les ruminants ne sont généralement pas considérés comme présentant un risque significatif pour l’homme.

Cette maladie fait-elle l’objet de mesures de restriction ?

A ce jour, la maladie ne fait l’objet d’aucune mesure de restriction imposée par la réglementation.

L’émergence du virus Shamonda-like en Europe constitue un nouvel épisode de circulation d’un arbovirus chez les bovins. Si les signes cliniques observés sont généralement transitoires, l’impact potentiel sur la reproduction reste encore à préciser. La confirmation de la suspicion d’infection repose sur la détection du génome viral par RT-PCR, notamment lors de la phase aiguë de l’infection ; analyse réalisée au Lidal. Si les données actuellement disponibles permettent d’écarter tout risque zoonotique, la progression géographique observée en France et dans les pays voisins justifie une vigilance particulière en élevage.

[ssba-buttons]

Les dernières
actualités

Santé animale

Virus Shamonda-like : un nouvel Orthobunyavirus identifié chez les bovins en Europe

Date de mise à jour : 21/08/2026 Fièvre, diarrhée, baisse brutale de la production laitière : depuis juillet 2026, un …

Divers

Elles ont choisi l’alternance au LIDAL

Chaque année, le laboratoire LIDAL accueille des étudiants en alternance pour former ses futurs collaborateurs. Trois jeunes femmes témoignent de …

Eaux et environnement

Piscines : la réglementation évolue

À compter du 1er janvier 2027, la réglementation relative à la surveillance sanitaire des piscines évolue. Elle renforce les obligations …

Inscrivez-vous
à notre newsletter

Actualité
10/05/2020 – Le laboratoire LIDAL engagé dans la lutte contre le Covid-19

Prêt pour les tests PCR !

La volonté politique tant au niveau national que départemental de maîtriser la pandémie COVID-19 et de réussir le déconfinement nécessite d’augmenter les capacités analytiques pour réaliser des tests de détection du virus. C’est dans ce cadre que l’arrêté préfectoral n°2020-30 du 06.05.2020 autorise le Laboratoire LIDAL à réaliser les analyses de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT PCR pour venir en soutien aux laboratoires de biologie humaine de Haute Savoie. Cette autorisation s’appuie sur le savoir-faire analytique du laboratoire, son expérience dans la gestion des maladies animales et son ancrage local.

Le laboratoire LIDAL interviendra donc dès la mi-mai en sous-traitance de la phase analytique. Les parties pré-analytiques (prélèvement nasopharyngé) et post analytique (interprétation et rendu du résultat) restent sous la responsabilité des laboratoires médicaux.

Les conventions passées avec les partenaires privés et publics du domaine médical représentent à ce jour près d’une quinzaine de sites de prélèvements pour lesquels nous pourrons réaliser en routine 150 tests par jour.

Nous sommes heureux de pouvoir répondre présent à la demande du Président du Conseil Départemental à cet enjeu de santé publique.

Durant cette période, où nous avons mis en place de nouveaux matériels, adapté nos locaux, validé de nouveaux process et de nouvelles méthodes ainsi que pendant toute la période de dépistage du virus Covid-19 à venir, le laboratoire LIDAL reste opérationnel sur ses activités dans les domaines de l’agro-alimentaire, du lait, de l’environnement et de la santé animale.

[ssba-buttons]

Les dernières
actualités

Santé animale

Virus Shamonda-like : un nouvel Orthobunyavirus identifié chez les bovins en Europe

Date de mise à jour : 21/08/2026 Fièvre, diarrhée, baisse brutale de la production laitière : depuis juillet 2026, un …

Divers

Elles ont choisi l’alternance au LIDAL

Chaque année, le laboratoire LIDAL accueille des étudiants en alternance pour former ses futurs collaborateurs. Trois jeunes femmes témoignent de …

Eaux et environnement

Piscines : la réglementation évolue

À compter du 1er janvier 2027, la réglementation relative à la surveillance sanitaire des piscines évolue. Elle renforce les obligations …

Inscrivez-vous
à notre newsletter

Actualité
05/04/2020 – Acheminement des prélèvements de cartilages bovins pour la BVD

Information aux éleveurs de bovins 

Afin de palier aux dysfonctionnements des services postaux, dû à l’épidémie de Covid-19, le GDS des Savoie met en place, par l’intermédiaire de ses partenaires, des méthodes d’acheminements alternatives pour vos prélèvements auriculaires vers le LIDAL.

Retrouvez la note d’information ainsi que la liste des points de collectes :

 

                                                                              

 

Nous sommes à vos côtés pour vous accompagner dans cette période.

 

 

Photos par Capri23auto de pixabay

 

 

 

[ssba-buttons]

Les dernières
actualités

Santé animale

Virus Shamonda-like : un nouvel Orthobunyavirus identifié chez les bovins en Europe

Date de mise à jour : 21/08/2026 Fièvre, diarrhée, baisse brutale de la production laitière : depuis juillet 2026, un …

Divers

Elles ont choisi l’alternance au LIDAL

Chaque année, le laboratoire LIDAL accueille des étudiants en alternance pour former ses futurs collaborateurs. Trois jeunes femmes témoignent de …

Eaux et environnement

Piscines : la réglementation évolue

À compter du 1er janvier 2027, la réglementation relative à la surveillance sanitaire des piscines évolue. Elle renforce les obligations …

Inscrivez-vous
à notre newsletter

Actualité
24/10/2019 – Détection de la BVD par PCR sur biopsie auriculaire

Détection du virus de la BVD à la naissance à partir d’un échantillon de cartilage auriculaire prélevé lors du bouclage du veau. 

 

Depuis Avril 2019, le laboratoire LIDAL est accrédité par le Cofrac pour la détection du virus de la BVD par PCR sur biopsie auriculaire : 

Accréditation COFRAC N°1-0600 section essais – Retrouvez la portée détaillée disponible sur le site du COFRAC : 

Cofrac :  Laboratoire interdépartemental d’analyses

 

Cette accréditation COFRAC vous garantit :

  • Des bonnes pratiques de travail avec évaluation par le COFRAC,
  • Une traçabilité de l’échantillon et la fiabilité du résultat,

 

Le LIDAL est précurseur dans ses démarches pour appliquer les exigences réglementaires (arrêté ministériel du 31/07/2019).

 

L’intérêt de cette détection :

  • Outil de surveillance compatible avec le plan d’éradication de la BVD mis en place par le GDS en corrélation avec les exigences de l’arrêté ministériel,
  • Détection précoce d’IPI dès la naissance du veau,
  • Analyse permettant de garantir NON-IPI le veau et sa mère,
  • Dispositif fiable et efficace,
  • Résultats disponibles en 48 h minimum après la réception des échantillons au laboratoire.
  • Méthode très spécifique,
  • Possibilité de faire des mélanges,
  • Meilleure détection des virémiques par la mise en évidence de l’ARN viral,
  • Méthode fiable : des témoins internes et externes présents pour chaque échantillon,
  • Envoi du fichier de résultats avec intégration automatique dans le logiciel métier du GDS le jour de validation,
  • Envoi automatique des résultats aux éleveurs par mail le jour de la validation,

 

Le laboratoire s’est équipé d’un nouvel appareil d’enregistrement et d’ouverture automatique des biopsies  : le « Allflex system », ses atouts :

  • Traçabilité parfaite par lecture des QRcodes (numéro EDE et numéro de l’animal) avec double lecture pour vérification,
  • Placement et gestion des mélanges en automatique,
  • Pas d’erreur possible,
  • Possibilité de gérer un grand volume d’échantillons quotidiennement,

 

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du GDS des Savoie :    Boucles BVD « les bonnes pratiques »

 

Votre contact commercial : Eric Maucci
Dr Vétérinaire & Responsable scientifique
04 50 45 82 56 – 07 61 40 83 20
ou sur la page contact.

[ssba-buttons]

Les dernières
actualités

Santé animale

Virus Shamonda-like : un nouvel Orthobunyavirus identifié chez les bovins en Europe

Date de mise à jour : 21/08/2026 Fièvre, diarrhée, baisse brutale de la production laitière : depuis juillet 2026, un …

Divers

Elles ont choisi l’alternance au LIDAL

Chaque année, le laboratoire LIDAL accueille des étudiants en alternance pour former ses futurs collaborateurs. Trois jeunes femmes témoignent de …

Eaux et environnement

Piscines : la réglementation évolue

À compter du 1er janvier 2027, la réglementation relative à la surveillance sanitaire des piscines évolue. Elle renforce les obligations …

Inscrivez-vous
à notre newsletter